jeudi 31 octobre 2013
mercredi 30 octobre 2013
Sénégal - La danse, l'ambiance, le folklore
Après avoir sympathisé avec des sénégalais, je commence à découvrir les soirées sénégalaises.
Au détour d'une rue un grand cercle cercle humain se dévoile avec un dispositif d'ampli impressionnant en comparaison du dénuement des routes de sable. Après avoir joué des coudes, un battle de danse apparaît avec un grand jeu d'acteur de la part des participants.
Un autre jour un son de percu provenant d'une toile de tente patchwork attire mon attention. Après s'être acquitté de l'entrée payée à travers le petit trou dans la toile de tente, des tenus traditionnelles colorées déambulent portées par des représentants de tout âge qui se déhanchent au centre d'un cercle de bancs occupés par des personnes tapant en rythme dans leurs mains. De prouesse individuelle à vraie chorégraphie réalisée par un quartier, cette manifestation permet aux sérères de se retrouver et renouer avec leur tradition après la fête de la tabaski. Les familles se ruinent pour cette fête et traversent ensuite la période de soudure. Nous traversons cette période en ce moment où les familles n'ont plus le sou. La fête folklorique et traditionnelle prend donc le dessus.
J'ai également testé les boîtes sénégalaises pas si éloignées des nôtres si ce n'est qu'ils diffusent plus de coupé-décalé et autres sons sur lesquels nos corps d'européen sont enfermés dans un carcan. Les africains laissent leurs corps évoluaient aux rythmes les plus lents comme les plus rapides. On découvre également dans ces lieux de nuit ces toubab de 40 50 ans que l'on a envi de gifler face à leur comportement supérieur, que dis-je colonial, qu'ils ont envers les jeunes filles sénégalaises de 2O ans qui les accompagnent.
Au détour d'une rue un grand cercle cercle humain se dévoile avec un dispositif d'ampli impressionnant en comparaison du dénuement des routes de sable. Après avoir joué des coudes, un battle de danse apparaît avec un grand jeu d'acteur de la part des participants.
Un autre jour un son de percu provenant d'une toile de tente patchwork attire mon attention. Après s'être acquitté de l'entrée payée à travers le petit trou dans la toile de tente, des tenus traditionnelles colorées déambulent portées par des représentants de tout âge qui se déhanchent au centre d'un cercle de bancs occupés par des personnes tapant en rythme dans leurs mains. De prouesse individuelle à vraie chorégraphie réalisée par un quartier, cette manifestation permet aux sérères de se retrouver et renouer avec leur tradition après la fête de la tabaski. Les familles se ruinent pour cette fête et traversent ensuite la période de soudure. Nous traversons cette période en ce moment où les familles n'ont plus le sou. La fête folklorique et traditionnelle prend donc le dessus.
J'ai également testé les boîtes sénégalaises pas si éloignées des nôtres si ce n'est qu'ils diffusent plus de coupé-décalé et autres sons sur lesquels nos corps d'européen sont enfermés dans un carcan. Les africains laissent leurs corps évoluaient aux rythmes les plus lents comme les plus rapides. On découvre également dans ces lieux de nuit ces toubab de 40 50 ans que l'on a envi de gifler face à leur comportement supérieur, que dis-je colonial, qu'ils ont envers les jeunes filles sénégalaises de 2O ans qui les accompagnent.
Sénégal - La relance de Warang
Ces derniers jours ont été très riches.
Nous avons rencontré Marie-Louise, jeune fille très motivée par le projet qu'elle soutient. Certains professeurs de M'bour ont observé que beaucoup d'enfants qui habitent Warang ne viennent pas régulièrement à l'école à cause de la distance, des horaires qui obligent les enfants à rentrer dans des conditions de grande insécurité et de sauter un repas puisqu'ils sont trop loin pour rentrer manger et n'ont pas les moyens d'acheter un repas à l'extérieur. Forts de ces observations ils ont décidé d'ouvrir une école à Warang.
Ils ont trouvé une maison qui permet de desservir plusieurs classes à partir d'un préau et une grande cours centrale. Ne pouvant l'acheter, les instituteurs ont fondé un groupement et cotisent à partir de leurs salaires de l'école de M'bour où ils continuent à enseigner pour
payer le loyer chaque mois.
Après leur travail chaque jour ainsi que le dimanche ils sont venus remettre en état ce bâtiment pour qu'il puisse accueillir les premiers élèves à la rentrée. Ils ont également rendu le lieu attractif pour les enfants avec des peintures murales, détails rares dans les écoles du Sénégal. Ils ont entrepris tous ces projets sans attendre l'argent d'une association ou d'un généreux européen.
Leur motivation, leur prise d'initiative si rare dans ce pays m'ont touché. Je vais donc associer ma motivation et mes bras à leur projet pour la 3eme phase de mon séjour.
Effectivement, sur leur demande un inspecteur du ministère est venu faire une enquête pour l'autorisation d'ouverture de l'école. IIs sont bloqués car ils doivent apporter des ouvertures pour favoriser l'aération des salles et agrandir les salles. Ces gros travaux nécessitent des fonds importants qui repousseraient l'ouverture à l'année prochaine devant la difficulté pour trouver des fonds ici, alors que 28 élèves sont déjà inscrits.
De plus j'ai été invité à vivre ces 3 prochaines semaines dans une famille sérère. Vivre le Sénégal de la façon la plus authentique.
Nous avons rencontré Marie-Louise, jeune fille très motivée par le projet qu'elle soutient. Certains professeurs de M'bour ont observé que beaucoup d'enfants qui habitent Warang ne viennent pas régulièrement à l'école à cause de la distance, des horaires qui obligent les enfants à rentrer dans des conditions de grande insécurité et de sauter un repas puisqu'ils sont trop loin pour rentrer manger et n'ont pas les moyens d'acheter un repas à l'extérieur. Forts de ces observations ils ont décidé d'ouvrir une école à Warang.
Ils ont trouvé une maison qui permet de desservir plusieurs classes à partir d'un préau et une grande cours centrale. Ne pouvant l'acheter, les instituteurs ont fondé un groupement et cotisent à partir de leurs salaires de l'école de M'bour où ils continuent à enseigner pour
payer le loyer chaque mois.
Après leur travail chaque jour ainsi que le dimanche ils sont venus remettre en état ce bâtiment pour qu'il puisse accueillir les premiers élèves à la rentrée. Ils ont également rendu le lieu attractif pour les enfants avec des peintures murales, détails rares dans les écoles du Sénégal. Ils ont entrepris tous ces projets sans attendre l'argent d'une association ou d'un généreux européen.
Leur motivation, leur prise d'initiative si rare dans ce pays m'ont touché. Je vais donc associer ma motivation et mes bras à leur projet pour la 3eme phase de mon séjour.
Effectivement, sur leur demande un inspecteur du ministère est venu faire une enquête pour l'autorisation d'ouverture de l'école. IIs sont bloqués car ils doivent apporter des ouvertures pour favoriser l'aération des salles et agrandir les salles. Ces gros travaux nécessitent des fonds importants qui repousseraient l'ouverture à l'année prochaine devant la difficulté pour trouver des fonds ici, alors que 28 élèves sont déjà inscrits.
De plus j'ai été invité à vivre ces 3 prochaines semaines dans une famille sérère. Vivre le Sénégal de la façon la plus authentique.
jeudi 24 octobre 2013
mardi 22 octobre 2013
Sénégal - Yayeme, Falia, Samba Dialo
Retour à la civilisation et donc l'accès internet pour vous donner des news.
Nous avons passé les derniers jours dans des villages les plus démunis, donc évidement pas d'accès wifi.
A Yayeme nous avons été reçues par Matar, entrepreneur sénégalais, et sa 1ere femme Cathie. Cet homme a réussi à trouver au cours du temps des business qui lui ont permis de prendre une place importante dans le village sans pour autant être chef du village. Issu d'une famille de commerçant, il a reçu une éducation de travailleur. Car nous observons qu'un des grands paradoxes sénégalais est qu'ils n'agissent pas trop pour améliorer leur situation, ils sont en majorité très attentistes. Matar a donc, privilégié du village, l'eau courante même à faible pression et l'éléctricité. Tout sous réserve qu'il n'y ait pas de coupure telle que nous l'avons connue.
Cet homme s'est donc marié en France, et a obtenu la nationalité française, à Marie et lui a fait un enfant. Puis il s'est marié à Cathie, une sénégalaise, et lui a fait 6 enfants. Il a ensuite, après quelques balles perdues comme ils disent ici et donc des enfants illigitimes et des adoptions, pris une seconde femme sénégalaise Mamie à qui il a fait 2 enfants et espère encore en faire 4 inch'allah. Il a 53 ans et aborde la vie avec beaucoup d'humour.
A part cette personnalité, les villageois puisent l'eau aux puits érigés par l'asso. Un dispensaire a été construit par l'Etat mais ne peut ouvrir ses portes que d'ici un ou deux ans. Tout est commerce.
L'île de Falia, éloignée de tout car à 2h de pirogue de la côte, est encore plus démunie. Mais on soupçonne les personnes recevant les dons de les garder pour leur propre famille. Nous avons été assaillies et nous ne pouvions quasiment plus bouger. N'ayant pas souvent de visite, encore moins de toubab ou autres touristes, ils espèrent tous faire la différence à vos yeux pour obtenir quelques choses en cadeau ou votre adresse mail pour une correspondance, afin de vous attendrir pour obtenir ensuite de l'argent.
A Samba Dialo, le chef du village nous a reçu. Après avoir visité le nouveau dispensaire, nous avons rendu visite aux enseignants et leur école. Nous avons échangé avec eux et j'ai noté leurs doléances. A la fin de l'entretien un instituteur m'a dit qu'il m'attribué la note de 18/20. Le directeur, quant à lui, m'a donné un 19, 5/20. Quelle moyenne me direz vous !
Dans ce village aussi ils passent le temps mais pas tel que nous l'entendons. Nous essayerions d'améliorer notre situation, mais eux ne font que palabrer sous un arbre. C'est effectivement une autre culture.
Nous avons passé les derniers jours dans des villages les plus démunis, donc évidement pas d'accès wifi.
A Yayeme nous avons été reçues par Matar, entrepreneur sénégalais, et sa 1ere femme Cathie. Cet homme a réussi à trouver au cours du temps des business qui lui ont permis de prendre une place importante dans le village sans pour autant être chef du village. Issu d'une famille de commerçant, il a reçu une éducation de travailleur. Car nous observons qu'un des grands paradoxes sénégalais est qu'ils n'agissent pas trop pour améliorer leur situation, ils sont en majorité très attentistes. Matar a donc, privilégié du village, l'eau courante même à faible pression et l'éléctricité. Tout sous réserve qu'il n'y ait pas de coupure telle que nous l'avons connue.
Cet homme s'est donc marié en France, et a obtenu la nationalité française, à Marie et lui a fait un enfant. Puis il s'est marié à Cathie, une sénégalaise, et lui a fait 6 enfants. Il a ensuite, après quelques balles perdues comme ils disent ici et donc des enfants illigitimes et des adoptions, pris une seconde femme sénégalaise Mamie à qui il a fait 2 enfants et espère encore en faire 4 inch'allah. Il a 53 ans et aborde la vie avec beaucoup d'humour.
A part cette personnalité, les villageois puisent l'eau aux puits érigés par l'asso. Un dispensaire a été construit par l'Etat mais ne peut ouvrir ses portes que d'ici un ou deux ans. Tout est commerce.
L'île de Falia, éloignée de tout car à 2h de pirogue de la côte, est encore plus démunie. Mais on soupçonne les personnes recevant les dons de les garder pour leur propre famille. Nous avons été assaillies et nous ne pouvions quasiment plus bouger. N'ayant pas souvent de visite, encore moins de toubab ou autres touristes, ils espèrent tous faire la différence à vos yeux pour obtenir quelques choses en cadeau ou votre adresse mail pour une correspondance, afin de vous attendrir pour obtenir ensuite de l'argent.
A Samba Dialo, le chef du village nous a reçu. Après avoir visité le nouveau dispensaire, nous avons rendu visite aux enseignants et leur école. Nous avons échangé avec eux et j'ai noté leurs doléances. A la fin de l'entretien un instituteur m'a dit qu'il m'attribué la note de 18/20. Le directeur, quant à lui, m'a donné un 19, 5/20. Quelle moyenne me direz vous !
Dans ce village aussi ils passent le temps mais pas tel que nous l'entendons. Nous essayerions d'améliorer notre situation, mais eux ne font que palabrer sous un arbre. C'est effectivement une autre culture.
mardi 15 octobre 2013
Sénégal - La joie des administrations
Nous sommes donc montés à Dakar pour récupérer une caisse contenant une table gynécologique et plein de dons que vous nous aviez confiés. Levées à 6h30 nous étions à Dakar à 9h30. Après avoir visité les locaux et serré les mains de tout le personnel, nous avons attendu qu'un douanier prenne le temps de se déplacer pour que nous puissions ouvrir la caisse sous son contrôle. A 12h30, le personnel de la zone de fret nous apprend que c'est la pause déjeuner et qu'il ne se passera rien avant 15h.
Nous en profitons donc pour aller en pirogue à moteur sur l'ile de ngor. Un petit tour de l'île et des crevettes grillées sur la plage en compagnie de notre ami Pape. Un vrai plaisir au milieu de cette journée à rallonge.
Retour dans la zone de fret, rien n'avait bougé. Nous avons attendu jusqu'à 17h30 de récupérer le contenu de notre caisse qui n'était que des dons.
Soyons sincères, les douanes vous font attendre toute la journée pour qu'impatient vous laissiez un petit billet pour faire accélérer les choses.
Au retour, nous avons été bloqués à l'arrêt total pendant 45 min à cause d'un camion qui s' était renversé. Nous sommes finalement rentrées à 21h30. Et oui, tout prend du temps au Sénégal. Demain le pays sera inerte chacun fêtant la tabaski pendant 3 jours. Nous sommes invitées à la fêter dans la famille de Pape.
Nous en profitons donc pour aller en pirogue à moteur sur l'ile de ngor. Un petit tour de l'île et des crevettes grillées sur la plage en compagnie de notre ami Pape. Un vrai plaisir au milieu de cette journée à rallonge.
Retour dans la zone de fret, rien n'avait bougé. Nous avons attendu jusqu'à 17h30 de récupérer le contenu de notre caisse qui n'était que des dons.
Soyons sincères, les douanes vous font attendre toute la journée pour qu'impatient vous laissiez un petit billet pour faire accélérer les choses.
Au retour, nous avons été bloqués à l'arrêt total pendant 45 min à cause d'un camion qui s' était renversé. Nous sommes finalement rentrées à 21h30. Et oui, tout prend du temps au Sénégal. Demain le pays sera inerte chacun fêtant la tabaski pendant 3 jours. Nous sommes invitées à la fêter dans la famille de Pape.
dimanche 13 octobre 2013
Sénégal - Village de Keur Cheik
Visite d'un nouveau village qui n'a pas d'éléctricité et qu'un puit pour les cultures mais ne peut en creuser près des habitations l'eau se trouvant à 40 m de profondeur.
Un village constitué de 36 familles qui vivent dans des ilots de cases.
Trés accueillants, ils espèrent une grande aide de notre part pour construire une case santé afin que les femmes n'attendent pas une demi heure au bord de la route pour aller accoucher dans la ville voisine.
Rencontre également avec une française qui lance un nouveau projet d'orphelinat pour sauver les enfants de la rue et leur apporter une autonomie en leur apprenant un métier en plus de leur donner une éducation. Ce projet nous a beaucoup touché, nous allons essayer de nous y associer.
Probleme technique persistant : je ne peux ajouter de photos sur mon blog à partir de la tablette.je crains que vous ne deviez attendre mon retour.
Sinon ici la tabaski se prépare, les prix flambent car chaque famille doit acheter son mouton. Mercredi tout sera au point mort pour 5 jours.
Un village constitué de 36 familles qui vivent dans des ilots de cases.
Trés accueillants, ils espèrent une grande aide de notre part pour construire une case santé afin que les femmes n'attendent pas une demi heure au bord de la route pour aller accoucher dans la ville voisine.
Rencontre également avec une française qui lance un nouveau projet d'orphelinat pour sauver les enfants de la rue et leur apporter une autonomie en leur apprenant un métier en plus de leur donner une éducation. Ce projet nous a beaucoup touché, nous allons essayer de nous y associer.
Probleme technique persistant : je ne peux ajouter de photos sur mon blog à partir de la tablette.je crains que vous ne deviez attendre mon retour.
Sinon ici la tabaski se prépare, les prix flambent car chaque famille doit acheter son mouton. Mercredi tout sera au point mort pour 5 jours.
vendredi 11 octobre 2013
Sénégal - 2eme phase du séjour
Ca y est ! Nini et Fabi sont arrivées... on entame la 2eme partie du séjour.
J'ai déménagé dans une villa qui donne un autre aspect au Sénégal, mais je ne vais pas m'en plaindre. Je vais profiter pendant ces prochains jours d'un confort que j'apprécie d'autant plus après les 2 semaines passées.
Nous rentrons dans la vraie partie ambassadrice Audace ! Nous allons aller vers la population en besoin et essayer de trouver des solutions avec eux.
Des compte rendu très vite, dès que quelque chose de concret se dessine.
Un appareil photo est arrivé également, alors bientôt des photos.
Merci à tous pour vos petits mots et votre soutien.
J'ai déménagé dans une villa qui donne un autre aspect au Sénégal, mais je ne vais pas m'en plaindre. Je vais profiter pendant ces prochains jours d'un confort que j'apprécie d'autant plus après les 2 semaines passées.
Nous rentrons dans la vraie partie ambassadrice Audace ! Nous allons aller vers la population en besoin et essayer de trouver des solutions avec eux.
Des compte rendu très vite, dès que quelque chose de concret se dessine.
Un appareil photo est arrivé également, alors bientôt des photos.
Merci à tous pour vos petits mots et votre soutien.
lundi 7 octobre 2013
Sénégal - La pouponnière
Les projets sont beaux, les réalités sont dures !
Etre bénévole, venir plein de motivation et d'envie de partage et se voir confronter à une armée de stagiaires, français et belges qui restent 3 à 4 mois pour construire de vrais projets avec les jeunes, vous fait revenir sur terre.
Finalement votre présence ne paraît pas si importante, si indispensable... Surtout quand vous ne restez QUE 15 jours (puisque tout le monde me l'a dit dans l'organisation de la pouponnière). Votre présence n'aura finalement rien apporté, vous n'aurez pas eu le temps de gagner la confiance des tatas sénégalaises (les nounous) pour partager comme vous le souhaitiez. Elles ont toujours peur d'être jugées par les toubab et que les critiques remontent à la direction toubab, puisque ce phénomène s'est produit plusieurs fois.
Alors vous vous demandez pourquoi je suis là, pourquoi tant d'efforts et de sacrifices pour ça !
Cette première partie du séjour m'aura plus permis de m'enrichir que de vraiment aider la population sénégalaise, même si les sénégalais vous remercient tous de venir pour aider leurs bébés.
Une nouvelle semaine à se concentrer sur les câlins des bébés et se rappeler qu'un petit geste, un biberon, un sourire pourrait marquer ces bébés et enfants démunis et ne pourra que les aider à grandir dans le vrai chemin.
Etre bénévole, venir plein de motivation et d'envie de partage et se voir confronter à une armée de stagiaires, français et belges qui restent 3 à 4 mois pour construire de vrais projets avec les jeunes, vous fait revenir sur terre.
Finalement votre présence ne paraît pas si importante, si indispensable... Surtout quand vous ne restez QUE 15 jours (puisque tout le monde me l'a dit dans l'organisation de la pouponnière). Votre présence n'aura finalement rien apporté, vous n'aurez pas eu le temps de gagner la confiance des tatas sénégalaises (les nounous) pour partager comme vous le souhaitiez. Elles ont toujours peur d'être jugées par les toubab et que les critiques remontent à la direction toubab, puisque ce phénomène s'est produit plusieurs fois.
Alors vous vous demandez pourquoi je suis là, pourquoi tant d'efforts et de sacrifices pour ça !
Cette première partie du séjour m'aura plus permis de m'enrichir que de vraiment aider la population sénégalaise, même si les sénégalais vous remercient tous de venir pour aider leurs bébés.
Une nouvelle semaine à se concentrer sur les câlins des bébés et se rappeler qu'un petit geste, un biberon, un sourire pourrait marquer ces bébés et enfants démunis et ne pourra que les aider à grandir dans le vrai chemin.
dimanche 6 octobre 2013
Sénégal - Mes premières réflexions
Pape : un taxi pour les européens qui est ravi d'avoir vu arriver l'autoroute (qu'il nomme péage tellement ici l'argent et plus important que le temps). Il dit "Ici nous tuons le temps, mais le temps ne nous tue pas". Il fait pour les toubabs des tarifs normaux mais compte sur la fidélité, vision à plus long terme que les autres sénégalais qui préférent encaisser du cash plutôt que de gagner plus dans le temps. Cette façon de raisonner est due à la mortalité très importante du pays. Ils ne savent pas de quoi demain sera fait.
La couverture universelle est en application. Les enfants jusqu'à l'âge de 5 ans ne payent pas leurs consultations. C'est une très grande avancée pour le pays et une très bonne nouvelle pour la pouponnière.
Les rencontres sont très faciles ici. Ils disent aimer les personnes qui parlent, vous me connaissez tous ;-) Trop de touristes passent à côté d'eux sans leur répondre à un Salamalekum ! alors qu'ici ces prémices de discussions sont très importants. Ils ne veulent pas se faire avoir sur les négociations. Mais pourtant si vous leur dites que vous n'êtes pas intéressés par leurs produits, ils n'interrompent pas la conversation pour autant et vous pouvez faire de belles rencontres.
Les femmes dans les marchés sont par contre terribles. Elles ont une méthode bien rodée, jouent sur votre politesse, votre culture du respect d'autrui pour vous attirer, vous isoler et vous faire payer des produits 25 fois le prix appliqués au Sénégalais. Il est reconnu qu'il existe une taxe toubab mais pas si élevée. Comme tout bon toubab qui vient de débarquer pour la première fois dans un marché, je me suis fait complètement avoir, l'amour propre en prend un coup en plus du porte-monnaie. Venir dans un pays pour donner et partager et se faire arnaquer est la dure loi africaine...
A part un rhume dû au ventilateur braqué sur mon lit et l'eau qui sort du congélateur pour rester fraîche un minimum de temps.
Nous perdons la notion du temps. J'ai abandonné la montre (à cause de la transpiration) et nous ne savons jamais quel jour nous sommes. Les bébés ont besoin de nous tous les jours.
La couverture universelle est en application. Les enfants jusqu'à l'âge de 5 ans ne payent pas leurs consultations. C'est une très grande avancée pour le pays et une très bonne nouvelle pour la pouponnière.
Les rencontres sont très faciles ici. Ils disent aimer les personnes qui parlent, vous me connaissez tous ;-) Trop de touristes passent à côté d'eux sans leur répondre à un Salamalekum ! alors qu'ici ces prémices de discussions sont très importants. Ils ne veulent pas se faire avoir sur les négociations. Mais pourtant si vous leur dites que vous n'êtes pas intéressés par leurs produits, ils n'interrompent pas la conversation pour autant et vous pouvez faire de belles rencontres.
Les femmes dans les marchés sont par contre terribles. Elles ont une méthode bien rodée, jouent sur votre politesse, votre culture du respect d'autrui pour vous attirer, vous isoler et vous faire payer des produits 25 fois le prix appliqués au Sénégalais. Il est reconnu qu'il existe une taxe toubab mais pas si élevée. Comme tout bon toubab qui vient de débarquer pour la première fois dans un marché, je me suis fait complètement avoir, l'amour propre en prend un coup en plus du porte-monnaie. Venir dans un pays pour donner et partager et se faire arnaquer est la dure loi africaine...
A part un rhume dû au ventilateur braqué sur mon lit et l'eau qui sort du congélateur pour rester fraîche un minimum de temps.
Nous perdons la notion du temps. J'ai abandonné la montre (à cause de la transpiration) et nous ne savons jamais quel jour nous sommes. Les bébés ont besoin de nous tous les jours.
jeudi 3 octobre 2013
Sénégal - Les premiers jours
La chaleur est incroyable. L'humidité de la fin de l'hivernage rend l'atmosphère très difficile à supporter pour un européen. Le rythme décalait - les sénégalais n'ont pas d'horaires - sont assez fatigantes au début également.
Mais les rencontres sont à chaque fois magiques. Pas de grosses galères pour le moment, si ce n'est les problèmes de communication. Il est très difficile de trouver du wifi près de chez moi et les connexions sont très mauvaises.
Voici mon numéro sénégalais : +221 77 308 87 10
Je serais contente de recevoir vos messages mais je ne pourrais pas répondre à tout le monde, les recharges font fondre mon porte-monnaie.
Je pouponne de 9h à 15h. Puis j'essaie de profiter du reste même si je dors encore beaucoup à cause du décalage et de la fatigue.
Je me déplace en charrette tirée par un cheval, c'est assez dépaysant. J'ai réussi à éviter les moustiques pour le moment.
Je voulais simplement rassurer tout le monde, je relaisserai un article quand j'aurai de vraies choses à raconter.
PS : Merci ma copine pour la surprise, tu gères. Je le regarde tous les soirs en me couchant. T'es trop forte !!!
Mais les rencontres sont à chaque fois magiques. Pas de grosses galères pour le moment, si ce n'est les problèmes de communication. Il est très difficile de trouver du wifi près de chez moi et les connexions sont très mauvaises.
Voici mon numéro sénégalais : +221 77 308 87 10
Je serais contente de recevoir vos messages mais je ne pourrais pas répondre à tout le monde, les recharges font fondre mon porte-monnaie.
Je pouponne de 9h à 15h. Puis j'essaie de profiter du reste même si je dors encore beaucoup à cause du décalage et de la fatigue.
Je me déplace en charrette tirée par un cheval, c'est assez dépaysant. J'ai réussi à éviter les moustiques pour le moment.
Je voulais simplement rassurer tout le monde, je relaisserai un article quand j'aurai de vraies choses à raconter.
PS : Merci ma copine pour la surprise, tu gères. Je le regarde tous les soirs en me couchant. T'es trop forte !!!
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