Et pourtant on m'avait prévenu... mais je ne comprenais pas ces phrases ! Tu verras le retour est difficile, se refaire à la vie en France. J'adorais ma vie avant de partir, je ne voyais pas pourquoi ce serait difficile de retrouver mes amis, l'homme qui m'aime et que j'aime, l'appart que j'ai décoré à mon goût, la ville dans laquelle j'ai choisi de vivre...
Et pourtant, le froid vous accueille... mais ça on s'y attend, même si c'est pas forcément très agréable. Mais le rapport entre les gens est tellement différent, les façons de s'exprimer, de s’inquiéter de l'autre, de mener sa journée... Tous les repères, les habitudes sont renversés !
Ça doit être ça qui est si difficile... En fait c'est très compliqué à analyser, mais on ne se sent pas vraiment à sa place, dans le bon timing, dans le bon pays... c'est très étrange ! On compte sur le temps pour effacer tous ces sentiments décalés et retrouver le bonheur de vivre la vie que l'on a tant aimé !
Objectif numéro un : ne jamais rester seule ! Un test ce matin s'est montré vraiment pas concluant du tout. Après la vie en communauté au soleil, garder des contacts humains.
Revoir mes collègues qui ont l'avantage de ne pas être loin de chez moi, et donc de ne pas trop me confronter au froid pour les visiter. Merci à eux, j'ai passé une nettement meilleure après-midi que ma matinée.
Objectif numéro deux : garder le contact avec le Sénégal ! Ne pas avoir l'impression de les abandonner. Mes amis m'appellent, m'envoient des textos, des mails, me parlent sur facebook ! Le lien est là et va durer longtemps sans problème. Ils sont vraiment adorables avec moi et ils sont en nostalgie eux aussi.
Je n'aurais jamais imaginer vivre quelque chose d'aussi fort. Je m'attendais à découvrir une autre culture, j'espérais faire des rencontres sympas, mais je n'aurai jamais pu envisager de créer des amitiés comme celles-là. Le Sénégal est vraiment devenu mon deuxième pays !
lundi 2 décembre 2013
mardi 26 novembre 2013
Sénégal - 4eme phase du séjour
Thomas est arrivé samedi dernier. La rencontre de mes amis lui ouvre directement les portes sur l'échange culturel que nous chérissons tant. Une immersion courte mais intensive.
Son arrivée marque pour moi la fin de mon séjour. Nous profitons donc un maximum de la seule semaine de Thomas et ma dernière semaine pour partager.
J'ai trouvé dans ce pays de vraies amitiés, j'ai pris de vraies leçons de vie, je rentre avec de nouvelles philosophies et relativités qui s'ajoutent à celles que je prônais déjà.
Le projet humanitaire de l'école touche également à sa fin.
Son arrivée marque pour moi la fin de mon séjour. Nous profitons donc un maximum de la seule semaine de Thomas et ma dernière semaine pour partager.
J'ai trouvé dans ce pays de vraies amitiés, j'ai pris de vraies leçons de vie, je rentre avec de nouvelles philosophies et relativités qui s'ajoutent à celles que je prônais déjà.
Le projet humanitaire de l'école touche également à sa fin.
Sénégal - Croire en son avenir.
Dieu est grand - ces mots sont employés dans les situations les plus improbables et désespérées. Tout montre que leur souhait n'est pas réalisable ou à très peu de chance de connaître une issue positive mais ils disent Dieu est grand, peu importe leur religion. Malgré toutes les actions qu'ils effectueront à droite et à gauche, ils ne perdent jamais leur ligne droite, leur objectif principal qui pourra toujours se réaliser un jour. Les sénégalais ont une grande patience quant à la réalisation de leurs objectifs.
Au moment où nous avons l'impression que notre monde s'effondre car notre système économique périclite, aucun politique n'arrive à redresser la situation, nos conditions climatiques se dérèglent car nous ne respectons pas notre environnement, les personnes s'individualisent de plus en plus - face à tout cela - les sénégalais ont un grand espoir en l'avenir. Ils voient leur pays se développer grâce aux tourismes principalement.
Autant d'optimisme en l'avenir redonne espoir et envie d'y croire !
Au moment où nous avons l'impression que notre monde s'effondre car notre système économique périclite, aucun politique n'arrive à redresser la situation, nos conditions climatiques se dérèglent car nous ne respectons pas notre environnement, les personnes s'individualisent de plus en plus - face à tout cela - les sénégalais ont un grand espoir en l'avenir. Ils voient leur pays se développer grâce aux tourismes principalement.
Autant d'optimisme en l'avenir redonne espoir et envie d'y croire !
Sénégal - Les homonymes
Les prénoms des enfants sont souvent attribués en référence à une personne connue de la famille. L'enfant devient alors l'homonyme de cette personne. Ils gardent, au cours de leur vie, une relation particulière et effectuent des actions ensemble. Un grand soutien et une entraide ressort entre homonymes.
Si le prénom n'est pas attribué en fonction d'un homonyme chez les chrétiens, ils se référeront au calendrier.
Si le prénom n'est pas attribué en fonction d'un homonyme chez les chrétiens, ils se référeront au calendrier.
Sénégal - Les talibés et les baye fall
Le marabout enseigne le Coran aux talibés, des élèves en internat qui apprennent également à travailler la terre. Ils retournent à la vie civile à la fin de leur formation. Rien de péjoratif sur ces termes initialement. Ils étaient les éléments les plus prometteurs du pays. Les grands noms qui ont fait avancer le Sénégal sont tous des anciens talibés.
Un ami Sérigne, ancien talibé lui même, m'expliquait que le système économique des grandes villes a corrompu certains marabouts et les a détourné de leur mission initiale. Ils profitent de diriger les talibés pour les faire mendier à hauteur de 500 fcfa par jour. Si le montant n'es pas atteint ils peuvent être maltraités.
Mais dans les villages aucun talibé ne fait la manche. Les missions de base sont respectées et les talibés deviennent des hommes prêts à affronter la vie.
Les baye fall, une branche de la confrérie des Mourides, sont des musulmans qui vouent une croyance absolue à leur marabout et au bien être de la communauté musulmane sur le modèle d'un homme, Ibrahima Fall, qui vénérait tellement son marabout, Cheikh Amadou Bamba, qu'il ne vivait que par lui et pour lui détaché de toutes possessions matérielles. Le marabout par reconnaissance subvenait à ses besoins vitaux et le dispensait des contraintes de la religion qu'il ne pouvait honorer telles que les 5 prières.
Aujourd'hui de la même façon la mission initiale a été détournée. Certains se disent baye fall, et adoptent souvent l'apparence rasta, pour se dispensaient des contraintes de la religion. Ils ne font pas les prières, ils fument et boivent de l'alcool mais surtout ne font rien de leur journée.
Un ami Sérigne, ancien talibé lui même, m'expliquait que le système économique des grandes villes a corrompu certains marabouts et les a détourné de leur mission initiale. Ils profitent de diriger les talibés pour les faire mendier à hauteur de 500 fcfa par jour. Si le montant n'es pas atteint ils peuvent être maltraités.
Mais dans les villages aucun talibé ne fait la manche. Les missions de base sont respectées et les talibés deviennent des hommes prêts à affronter la vie.
Les baye fall, une branche de la confrérie des Mourides, sont des musulmans qui vouent une croyance absolue à leur marabout et au bien être de la communauté musulmane sur le modèle d'un homme, Ibrahima Fall, qui vénérait tellement son marabout, Cheikh Amadou Bamba, qu'il ne vivait que par lui et pour lui détaché de toutes possessions matérielles. Le marabout par reconnaissance subvenait à ses besoins vitaux et le dispensait des contraintes de la religion qu'il ne pouvait honorer telles que les 5 prières.
Aujourd'hui de la même façon la mission initiale a été détournée. Certains se disent baye fall, et adoptent souvent l'apparence rasta, pour se dispensaient des contraintes de la religion. Ils ne font pas les prières, ils fument et boivent de l'alcool mais surtout ne font rien de leur journée.
dimanche 17 novembre 2013
Sénégal - La date de naissance et l'âge
Amat : gardien de la maison jaune, habitation des bénévoles de la pouponnière. Il apprécie d'être entouré de gazelles, sans manquer de respect, tente sa chance par des petits gestes. Une fois recadré, pas de débordements.
Marié une première fois, il a divorcé et s'est remarié. Sans enfant, il pense en avoir mais pas une grande famille comme les africains qui donneront trop de travail à sa femme.
Sa femme vit avec les femmes de ses frères et les enfants dans le sud du Sénégal pendant que lui travaille plutôt dans le nord. Il retourne chez lui sur ses 4 jours de congés par mois. Cette situation est courante au Sénégal. Beaucoup sont mariés avec d'autres nationalités et ne voir leur époux / épouses que quelques mois dans l'année.
Né catholique, il s'est converti à l'âge de 20 ans à l'islam d'un marabout.
Après vérification de ses papiers d'identité, à sa date de naissance est indiqué 00/00/1967. Donc il a 45 ans alors qu'il pensait en avoir 41 ou 42. Ils ne fêtent généralement pas leur anniversaire et ne connaissent pas toujours leur date de naissance.
Les dates de naissance sont d'ailleurs arbitraires. Les actes de naissance sont revus pour rentrer à l'école. L'école doit débuter à 7 ans. Donc si vous êtes plus âgé, vous passez en jugement qui vous attribura un nouvel acte de naissance avec une date de naissance qui vous donnera 7 ans pour que vous puissiez rentrer à l'école. Cet acte est définitif. C'est celui qui vous servira tout au long de votre vie. Du coup les sénégalais annonce l'âge de leur 2ème acte de naissance. Vous ne connaissez jamais vraiment leur âge ni leur date de naissance puisqu'il s'agit de la date du jugement.
Parfois les déclarations de naissance sont réalisées 3 ou 4 ans après la naissance. Il sera indiqué à la date de naissance la date de la déclaration.
Pour réaliser la carte d'identité des vieux (comme ils sont appelés ici) qui ne connaissent pas leur date de naissance, car il n'y avait pas de déclaration à leur époque, l'âge est attribué approximativement, selon l'aspect.
Marié une première fois, il a divorcé et s'est remarié. Sans enfant, il pense en avoir mais pas une grande famille comme les africains qui donneront trop de travail à sa femme.
Sa femme vit avec les femmes de ses frères et les enfants dans le sud du Sénégal pendant que lui travaille plutôt dans le nord. Il retourne chez lui sur ses 4 jours de congés par mois. Cette situation est courante au Sénégal. Beaucoup sont mariés avec d'autres nationalités et ne voir leur époux / épouses que quelques mois dans l'année.
Né catholique, il s'est converti à l'âge de 20 ans à l'islam d'un marabout.
Après vérification de ses papiers d'identité, à sa date de naissance est indiqué 00/00/1967. Donc il a 45 ans alors qu'il pensait en avoir 41 ou 42. Ils ne fêtent généralement pas leur anniversaire et ne connaissent pas toujours leur date de naissance.
Les dates de naissance sont d'ailleurs arbitraires. Les actes de naissance sont revus pour rentrer à l'école. L'école doit débuter à 7 ans. Donc si vous êtes plus âgé, vous passez en jugement qui vous attribura un nouvel acte de naissance avec une date de naissance qui vous donnera 7 ans pour que vous puissiez rentrer à l'école. Cet acte est définitif. C'est celui qui vous servira tout au long de votre vie. Du coup les sénégalais annonce l'âge de leur 2ème acte de naissance. Vous ne connaissez jamais vraiment leur âge ni leur date de naissance puisqu'il s'agit de la date du jugement.
Parfois les déclarations de naissance sont réalisées 3 ou 4 ans après la naissance. Il sera indiqué à la date de naissance la date de la déclaration.
Pour réaliser la carte d'identité des vieux (comme ils sont appelés ici) qui ne connaissent pas leur date de naissance, car il n'y avait pas de déclaration à leur époque, l'âge est attribué approximativement, selon l'aspect.
vendredi 15 novembre 2013
Sénégal - Les ethnies
J'ai oublié de vous dire que depuis que je suis dans la famille j'ai été sénégalisée. Les sénégalais m'appellent et me présentent sous le nom de Gnilane Sene. Gnilane est un prénom sérère, ethnie de la famille dans laquelle je vis, et Sene est leur nom de famille.
Les ethnies sont très importantes ici. Elles représentent une langue différente, chacun parle le wolof (langue officielle) et le dialecte de son ethnie. Elles représentent également des cultures, des rituels, un comportement face à la vie différents.
J'assiste quotidiennement aux rituels sérères, Pape et Marie-Louise étant sérères. Mais j'ai pu également assister au kankouran de l'ethnie Socé (rituel pour protéger les circoncis) grâce à Cheikh qui m'a invité à un concert de djembe.
Les ethnies les plus représentées au Sénégal sont sérère, socé, poular (ou peul), diola et madingue.
Les sérères sont réputés plus foncés de peau. Leur kankouran à eux se nomme Mam et est un peu différent. Lors du Nboute, rassemblement, le Mam apparaît. Ce rituel est pratiqué par les hommes de nuit et personne ne doit les voir, car le Mam est le diable de nuit que personne ne voit. Lors du Nboute les hommes chantent et dansent pour l'appeler.
Les socés pratique donc le kankouran. Lorsque les garçons sont circoncis, ils traversent les villages au son des tamtam. Les hommes les protègent en tapant avec un bâton toute personne qui regarde avec insistance ou essaye de les approcher. Ce rituel se déroule de jour.
Les poulars sont réputés avoir la peau très clair. Les sénégalais disent que tôt ou tard un peul te trahira.
Les diolars pratiquent le quoumpa de journée et de nuit, mais seuls les sages y participent. Ils sont réputés pour être très forts mystiquement avec le bois sacré.
Le mystique tient, pour tous les sénégalais sans différence de religion, une place très importante. Ils y accordent un crédit impressionnant. Pour eux, un sort mystique peut empêcher quelqu'un de marcher, de parler ou encore obliger à tomber amoureux follement sans que l'on s'en apercevoir et que l'on n'y puisse rien.
Les ethnies sont très importantes ici. Elles représentent une langue différente, chacun parle le wolof (langue officielle) et le dialecte de son ethnie. Elles représentent également des cultures, des rituels, un comportement face à la vie différents.
J'assiste quotidiennement aux rituels sérères, Pape et Marie-Louise étant sérères. Mais j'ai pu également assister au kankouran de l'ethnie Socé (rituel pour protéger les circoncis) grâce à Cheikh qui m'a invité à un concert de djembe.
Les ethnies les plus représentées au Sénégal sont sérère, socé, poular (ou peul), diola et madingue.
Les sérères sont réputés plus foncés de peau. Leur kankouran à eux se nomme Mam et est un peu différent. Lors du Nboute, rassemblement, le Mam apparaît. Ce rituel est pratiqué par les hommes de nuit et personne ne doit les voir, car le Mam est le diable de nuit que personne ne voit. Lors du Nboute les hommes chantent et dansent pour l'appeler.
Les socés pratique donc le kankouran. Lorsque les garçons sont circoncis, ils traversent les villages au son des tamtam. Les hommes les protègent en tapant avec un bâton toute personne qui regarde avec insistance ou essaye de les approcher. Ce rituel se déroule de jour.
Les poulars sont réputés avoir la peau très clair. Les sénégalais disent que tôt ou tard un peul te trahira.
Les diolars pratiquent le quoumpa de journée et de nuit, mais seuls les sages y participent. Ils sont réputés pour être très forts mystiquement avec le bois sacré.
Le mystique tient, pour tous les sénégalais sans différence de religion, une place très importante. Ils y accordent un crédit impressionnant. Pour eux, un sort mystique peut empêcher quelqu'un de marcher, de parler ou encore obliger à tomber amoureux follement sans que l'on s'en apercevoir et que l'on n'y puisse rien.
jeudi 14 novembre 2013
Sénégal - Les fêtes, le partage
J'ai vécu ma deuxième fête musulmane, tamkharit, le nouvel an musulman. Toutes ces fêtes sont des orgies alimentaires. La tabaski, un mouton, le tamkharit, un couscous. Mais vous mangez un couscous bien garni le soir, le lendemain à 10h, puis à 15h puis le soir. Bref vous n'arrêtez pas de manger. Les sénégalais sont longs et fins mais qu'est ce qu'ils mangent... franchement je n'arrive pas à suivre.
Mais ce que ces fêtes vous montrent aussi c'est que personne ne reste seul, sans rien. Vous serez toujours invités à rejoindre le plat d'une famille... si vous arrivez après le repas, la famille vous servira les restes car il y en a toujours trop. Les restes seront ensuite donnés aux talibés.
Les talibés sont les enfants de la rue sous l'emprise d'un marabout au nom de la religion musulmane. Effectivement Clémence, il n'y a pas que des bonnes choses au Sénégal. Ces enfants sont scolarisés à l'école coranique et sont souvent mal traités. Ils font la manche à longueur de temps dans les rues et ramènent tous leurs gains à leur marabout. Les sénégalais sont très protecteurs de ses enfants et leur donnent toujours quelques choses, la majorité du temps alimentaire pour qu'ils puissent le consommer de suite.
Bien sur, tout n'est pas rose. Mais je reçois tout de même une vraie leçon de vie face à la pauvreté et au manque. Je n'ai jamais entendu un sénégalais se plaindre de quoi que ce soit. Espérer beaucoup de choses, souvent irréalisables oui, leur imagination est grande... rien ne leur paraît impossible... mais jamais ils ne se plaignent ! Du coup tout est supportable et même agréable à vivre ici. Bien sur je n'ai pas mon confort, mais on se contente de ce que l'on a. Le rapport entre les gens remplace toutes les possessions matérielles.
Mais ce que ces fêtes vous montrent aussi c'est que personne ne reste seul, sans rien. Vous serez toujours invités à rejoindre le plat d'une famille... si vous arrivez après le repas, la famille vous servira les restes car il y en a toujours trop. Les restes seront ensuite donnés aux talibés.
Les talibés sont les enfants de la rue sous l'emprise d'un marabout au nom de la religion musulmane. Effectivement Clémence, il n'y a pas que des bonnes choses au Sénégal. Ces enfants sont scolarisés à l'école coranique et sont souvent mal traités. Ils font la manche à longueur de temps dans les rues et ramènent tous leurs gains à leur marabout. Les sénégalais sont très protecteurs de ses enfants et leur donnent toujours quelques choses, la majorité du temps alimentaire pour qu'ils puissent le consommer de suite.
Bien sur, tout n'est pas rose. Mais je reçois tout de même une vraie leçon de vie face à la pauvreté et au manque. Je n'ai jamais entendu un sénégalais se plaindre de quoi que ce soit. Espérer beaucoup de choses, souvent irréalisables oui, leur imagination est grande... rien ne leur paraît impossible... mais jamais ils ne se plaignent ! Du coup tout est supportable et même agréable à vivre ici. Bien sur je n'ai pas mon confort, mais on se contente de ce que l'on a. Le rapport entre les gens remplace toutes les possessions matérielles.
mercredi 6 novembre 2013
Sénégal - 3 ème phase du séjour
Immersion totale - La famille sérère qui me reçoit me chouchoute au plus au point. Ils m'ont expliqué que c'est un très grand honneur de m'avoir auprès d'eux - la Téranga signifie vraiment quelque chose ! Leur ouverture d'esprit sur nos différences culturelles, leur curiosité sur les décalages de nos quotidiens donnent lieu à un échange de chaque instant , un plaisir incroyable.
Participer à la lessive familiale, assister à la préparation du thieboudienne, du couscous (je ne suis pas assez expérimentée pour participer à la préparation), partager les repas sénégalais communs, regarder les émissions tv avec les filles de la maison (un jeu qui consiste, pour un mari polygame, à reconnaître les objets de ses différentes épouses) lorsque les garçons ont libéré la télé après les matchs de foot, vendre le couscous et les arachides avec les mamans sont autant de moments qui resteront graver dans ma mémoire.
Cette famille musulmane est constituée de deux foyers puisque le papa polygame à deux femmes. L'entente de tous les membres de la famille (papa, mamans, 16 enfants et les belles filles) force le respect. Il est à noter que cela ne se passe pas aussi bien dans toutes les familles polygames. Mais ici, une entre-aide est palpable.
Parallèlement, j'ai sympathisé lors de mes missions avec une jeune fille chrétienne, Marie-Louise, qui m'a présenté à toute sa famille et ses amis. Pour eux, c'est également un grand honneur de partager des journées avec moi.
Après avoir rencontré les amis de Pape qui m'héberge et passé des soirées avec eux, j'observe deux vies au Sénégal en fonction de la religion et pourtant tous vivent ensemble dans une parfaite harmonie et un respect de l'autre que nous avons perdu depuis longtemps. Les mariages musulman/chrétien ne sont pas un problème, chacun garde sa religion !!!
En discutant avec Pape, Sérigne, Moussa ou Marie-Louise, Pierre, Armand, Laurent, j'observe une nouvelle façon de percevoir l'avenir pour ses jeunes trentenaires sénégalais. Chacun travaille et tente d'économiser malgré l'entretien de leurs familles élastiques. Ils veulent des enfants mais en nombre limité pour leur offrir le meilleur. Leurs parents ne résonnent pas comme cela mais sont très fiers de l'avenir qu'ils devinent pour leurs enfants.
Participer à la lessive familiale, assister à la préparation du thieboudienne, du couscous (je ne suis pas assez expérimentée pour participer à la préparation), partager les repas sénégalais communs, regarder les émissions tv avec les filles de la maison (un jeu qui consiste, pour un mari polygame, à reconnaître les objets de ses différentes épouses) lorsque les garçons ont libéré la télé après les matchs de foot, vendre le couscous et les arachides avec les mamans sont autant de moments qui resteront graver dans ma mémoire.
Cette famille musulmane est constituée de deux foyers puisque le papa polygame à deux femmes. L'entente de tous les membres de la famille (papa, mamans, 16 enfants et les belles filles) force le respect. Il est à noter que cela ne se passe pas aussi bien dans toutes les familles polygames. Mais ici, une entre-aide est palpable.
Parallèlement, j'ai sympathisé lors de mes missions avec une jeune fille chrétienne, Marie-Louise, qui m'a présenté à toute sa famille et ses amis. Pour eux, c'est également un grand honneur de partager des journées avec moi.
Après avoir rencontré les amis de Pape qui m'héberge et passé des soirées avec eux, j'observe deux vies au Sénégal en fonction de la religion et pourtant tous vivent ensemble dans une parfaite harmonie et un respect de l'autre que nous avons perdu depuis longtemps. Les mariages musulman/chrétien ne sont pas un problème, chacun garde sa religion !!!
En discutant avec Pape, Sérigne, Moussa ou Marie-Louise, Pierre, Armand, Laurent, j'observe une nouvelle façon de percevoir l'avenir pour ses jeunes trentenaires sénégalais. Chacun travaille et tente d'économiser malgré l'entretien de leurs familles élastiques. Ils veulent des enfants mais en nombre limité pour leur offrir le meilleur. Leurs parents ne résonnent pas comme cela mais sont très fiers de l'avenir qu'ils devinent pour leurs enfants.
jeudi 31 octobre 2013
mercredi 30 octobre 2013
Sénégal - La danse, l'ambiance, le folklore
Après avoir sympathisé avec des sénégalais, je commence à découvrir les soirées sénégalaises.
Au détour d'une rue un grand cercle cercle humain se dévoile avec un dispositif d'ampli impressionnant en comparaison du dénuement des routes de sable. Après avoir joué des coudes, un battle de danse apparaît avec un grand jeu d'acteur de la part des participants.
Un autre jour un son de percu provenant d'une toile de tente patchwork attire mon attention. Après s'être acquitté de l'entrée payée à travers le petit trou dans la toile de tente, des tenus traditionnelles colorées déambulent portées par des représentants de tout âge qui se déhanchent au centre d'un cercle de bancs occupés par des personnes tapant en rythme dans leurs mains. De prouesse individuelle à vraie chorégraphie réalisée par un quartier, cette manifestation permet aux sérères de se retrouver et renouer avec leur tradition après la fête de la tabaski. Les familles se ruinent pour cette fête et traversent ensuite la période de soudure. Nous traversons cette période en ce moment où les familles n'ont plus le sou. La fête folklorique et traditionnelle prend donc le dessus.
J'ai également testé les boîtes sénégalaises pas si éloignées des nôtres si ce n'est qu'ils diffusent plus de coupé-décalé et autres sons sur lesquels nos corps d'européen sont enfermés dans un carcan. Les africains laissent leurs corps évoluaient aux rythmes les plus lents comme les plus rapides. On découvre également dans ces lieux de nuit ces toubab de 40 50 ans que l'on a envi de gifler face à leur comportement supérieur, que dis-je colonial, qu'ils ont envers les jeunes filles sénégalaises de 2O ans qui les accompagnent.
Au détour d'une rue un grand cercle cercle humain se dévoile avec un dispositif d'ampli impressionnant en comparaison du dénuement des routes de sable. Après avoir joué des coudes, un battle de danse apparaît avec un grand jeu d'acteur de la part des participants.
Un autre jour un son de percu provenant d'une toile de tente patchwork attire mon attention. Après s'être acquitté de l'entrée payée à travers le petit trou dans la toile de tente, des tenus traditionnelles colorées déambulent portées par des représentants de tout âge qui se déhanchent au centre d'un cercle de bancs occupés par des personnes tapant en rythme dans leurs mains. De prouesse individuelle à vraie chorégraphie réalisée par un quartier, cette manifestation permet aux sérères de se retrouver et renouer avec leur tradition après la fête de la tabaski. Les familles se ruinent pour cette fête et traversent ensuite la période de soudure. Nous traversons cette période en ce moment où les familles n'ont plus le sou. La fête folklorique et traditionnelle prend donc le dessus.
J'ai également testé les boîtes sénégalaises pas si éloignées des nôtres si ce n'est qu'ils diffusent plus de coupé-décalé et autres sons sur lesquels nos corps d'européen sont enfermés dans un carcan. Les africains laissent leurs corps évoluaient aux rythmes les plus lents comme les plus rapides. On découvre également dans ces lieux de nuit ces toubab de 40 50 ans que l'on a envi de gifler face à leur comportement supérieur, que dis-je colonial, qu'ils ont envers les jeunes filles sénégalaises de 2O ans qui les accompagnent.
Sénégal - La relance de Warang
Ces derniers jours ont été très riches.
Nous avons rencontré Marie-Louise, jeune fille très motivée par le projet qu'elle soutient. Certains professeurs de M'bour ont observé que beaucoup d'enfants qui habitent Warang ne viennent pas régulièrement à l'école à cause de la distance, des horaires qui obligent les enfants à rentrer dans des conditions de grande insécurité et de sauter un repas puisqu'ils sont trop loin pour rentrer manger et n'ont pas les moyens d'acheter un repas à l'extérieur. Forts de ces observations ils ont décidé d'ouvrir une école à Warang.
Ils ont trouvé une maison qui permet de desservir plusieurs classes à partir d'un préau et une grande cours centrale. Ne pouvant l'acheter, les instituteurs ont fondé un groupement et cotisent à partir de leurs salaires de l'école de M'bour où ils continuent à enseigner pour
payer le loyer chaque mois.
Après leur travail chaque jour ainsi que le dimanche ils sont venus remettre en état ce bâtiment pour qu'il puisse accueillir les premiers élèves à la rentrée. Ils ont également rendu le lieu attractif pour les enfants avec des peintures murales, détails rares dans les écoles du Sénégal. Ils ont entrepris tous ces projets sans attendre l'argent d'une association ou d'un généreux européen.
Leur motivation, leur prise d'initiative si rare dans ce pays m'ont touché. Je vais donc associer ma motivation et mes bras à leur projet pour la 3eme phase de mon séjour.
Effectivement, sur leur demande un inspecteur du ministère est venu faire une enquête pour l'autorisation d'ouverture de l'école. IIs sont bloqués car ils doivent apporter des ouvertures pour favoriser l'aération des salles et agrandir les salles. Ces gros travaux nécessitent des fonds importants qui repousseraient l'ouverture à l'année prochaine devant la difficulté pour trouver des fonds ici, alors que 28 élèves sont déjà inscrits.
De plus j'ai été invité à vivre ces 3 prochaines semaines dans une famille sérère. Vivre le Sénégal de la façon la plus authentique.
Nous avons rencontré Marie-Louise, jeune fille très motivée par le projet qu'elle soutient. Certains professeurs de M'bour ont observé que beaucoup d'enfants qui habitent Warang ne viennent pas régulièrement à l'école à cause de la distance, des horaires qui obligent les enfants à rentrer dans des conditions de grande insécurité et de sauter un repas puisqu'ils sont trop loin pour rentrer manger et n'ont pas les moyens d'acheter un repas à l'extérieur. Forts de ces observations ils ont décidé d'ouvrir une école à Warang.
Ils ont trouvé une maison qui permet de desservir plusieurs classes à partir d'un préau et une grande cours centrale. Ne pouvant l'acheter, les instituteurs ont fondé un groupement et cotisent à partir de leurs salaires de l'école de M'bour où ils continuent à enseigner pour
payer le loyer chaque mois.
Après leur travail chaque jour ainsi que le dimanche ils sont venus remettre en état ce bâtiment pour qu'il puisse accueillir les premiers élèves à la rentrée. Ils ont également rendu le lieu attractif pour les enfants avec des peintures murales, détails rares dans les écoles du Sénégal. Ils ont entrepris tous ces projets sans attendre l'argent d'une association ou d'un généreux européen.
Leur motivation, leur prise d'initiative si rare dans ce pays m'ont touché. Je vais donc associer ma motivation et mes bras à leur projet pour la 3eme phase de mon séjour.
Effectivement, sur leur demande un inspecteur du ministère est venu faire une enquête pour l'autorisation d'ouverture de l'école. IIs sont bloqués car ils doivent apporter des ouvertures pour favoriser l'aération des salles et agrandir les salles. Ces gros travaux nécessitent des fonds importants qui repousseraient l'ouverture à l'année prochaine devant la difficulté pour trouver des fonds ici, alors que 28 élèves sont déjà inscrits.
De plus j'ai été invité à vivre ces 3 prochaines semaines dans une famille sérère. Vivre le Sénégal de la façon la plus authentique.
jeudi 24 octobre 2013
mardi 22 octobre 2013
Sénégal - Yayeme, Falia, Samba Dialo
Retour à la civilisation et donc l'accès internet pour vous donner des news.
Nous avons passé les derniers jours dans des villages les plus démunis, donc évidement pas d'accès wifi.
A Yayeme nous avons été reçues par Matar, entrepreneur sénégalais, et sa 1ere femme Cathie. Cet homme a réussi à trouver au cours du temps des business qui lui ont permis de prendre une place importante dans le village sans pour autant être chef du village. Issu d'une famille de commerçant, il a reçu une éducation de travailleur. Car nous observons qu'un des grands paradoxes sénégalais est qu'ils n'agissent pas trop pour améliorer leur situation, ils sont en majorité très attentistes. Matar a donc, privilégié du village, l'eau courante même à faible pression et l'éléctricité. Tout sous réserve qu'il n'y ait pas de coupure telle que nous l'avons connue.
Cet homme s'est donc marié en France, et a obtenu la nationalité française, à Marie et lui a fait un enfant. Puis il s'est marié à Cathie, une sénégalaise, et lui a fait 6 enfants. Il a ensuite, après quelques balles perdues comme ils disent ici et donc des enfants illigitimes et des adoptions, pris une seconde femme sénégalaise Mamie à qui il a fait 2 enfants et espère encore en faire 4 inch'allah. Il a 53 ans et aborde la vie avec beaucoup d'humour.
A part cette personnalité, les villageois puisent l'eau aux puits érigés par l'asso. Un dispensaire a été construit par l'Etat mais ne peut ouvrir ses portes que d'ici un ou deux ans. Tout est commerce.
L'île de Falia, éloignée de tout car à 2h de pirogue de la côte, est encore plus démunie. Mais on soupçonne les personnes recevant les dons de les garder pour leur propre famille. Nous avons été assaillies et nous ne pouvions quasiment plus bouger. N'ayant pas souvent de visite, encore moins de toubab ou autres touristes, ils espèrent tous faire la différence à vos yeux pour obtenir quelques choses en cadeau ou votre adresse mail pour une correspondance, afin de vous attendrir pour obtenir ensuite de l'argent.
A Samba Dialo, le chef du village nous a reçu. Après avoir visité le nouveau dispensaire, nous avons rendu visite aux enseignants et leur école. Nous avons échangé avec eux et j'ai noté leurs doléances. A la fin de l'entretien un instituteur m'a dit qu'il m'attribué la note de 18/20. Le directeur, quant à lui, m'a donné un 19, 5/20. Quelle moyenne me direz vous !
Dans ce village aussi ils passent le temps mais pas tel que nous l'entendons. Nous essayerions d'améliorer notre situation, mais eux ne font que palabrer sous un arbre. C'est effectivement une autre culture.
Nous avons passé les derniers jours dans des villages les plus démunis, donc évidement pas d'accès wifi.
A Yayeme nous avons été reçues par Matar, entrepreneur sénégalais, et sa 1ere femme Cathie. Cet homme a réussi à trouver au cours du temps des business qui lui ont permis de prendre une place importante dans le village sans pour autant être chef du village. Issu d'une famille de commerçant, il a reçu une éducation de travailleur. Car nous observons qu'un des grands paradoxes sénégalais est qu'ils n'agissent pas trop pour améliorer leur situation, ils sont en majorité très attentistes. Matar a donc, privilégié du village, l'eau courante même à faible pression et l'éléctricité. Tout sous réserve qu'il n'y ait pas de coupure telle que nous l'avons connue.
Cet homme s'est donc marié en France, et a obtenu la nationalité française, à Marie et lui a fait un enfant. Puis il s'est marié à Cathie, une sénégalaise, et lui a fait 6 enfants. Il a ensuite, après quelques balles perdues comme ils disent ici et donc des enfants illigitimes et des adoptions, pris une seconde femme sénégalaise Mamie à qui il a fait 2 enfants et espère encore en faire 4 inch'allah. Il a 53 ans et aborde la vie avec beaucoup d'humour.
A part cette personnalité, les villageois puisent l'eau aux puits érigés par l'asso. Un dispensaire a été construit par l'Etat mais ne peut ouvrir ses portes que d'ici un ou deux ans. Tout est commerce.
L'île de Falia, éloignée de tout car à 2h de pirogue de la côte, est encore plus démunie. Mais on soupçonne les personnes recevant les dons de les garder pour leur propre famille. Nous avons été assaillies et nous ne pouvions quasiment plus bouger. N'ayant pas souvent de visite, encore moins de toubab ou autres touristes, ils espèrent tous faire la différence à vos yeux pour obtenir quelques choses en cadeau ou votre adresse mail pour une correspondance, afin de vous attendrir pour obtenir ensuite de l'argent.
A Samba Dialo, le chef du village nous a reçu. Après avoir visité le nouveau dispensaire, nous avons rendu visite aux enseignants et leur école. Nous avons échangé avec eux et j'ai noté leurs doléances. A la fin de l'entretien un instituteur m'a dit qu'il m'attribué la note de 18/20. Le directeur, quant à lui, m'a donné un 19, 5/20. Quelle moyenne me direz vous !
Dans ce village aussi ils passent le temps mais pas tel que nous l'entendons. Nous essayerions d'améliorer notre situation, mais eux ne font que palabrer sous un arbre. C'est effectivement une autre culture.
mardi 15 octobre 2013
Sénégal - La joie des administrations
Nous sommes donc montés à Dakar pour récupérer une caisse contenant une table gynécologique et plein de dons que vous nous aviez confiés. Levées à 6h30 nous étions à Dakar à 9h30. Après avoir visité les locaux et serré les mains de tout le personnel, nous avons attendu qu'un douanier prenne le temps de se déplacer pour que nous puissions ouvrir la caisse sous son contrôle. A 12h30, le personnel de la zone de fret nous apprend que c'est la pause déjeuner et qu'il ne se passera rien avant 15h.
Nous en profitons donc pour aller en pirogue à moteur sur l'ile de ngor. Un petit tour de l'île et des crevettes grillées sur la plage en compagnie de notre ami Pape. Un vrai plaisir au milieu de cette journée à rallonge.
Retour dans la zone de fret, rien n'avait bougé. Nous avons attendu jusqu'à 17h30 de récupérer le contenu de notre caisse qui n'était que des dons.
Soyons sincères, les douanes vous font attendre toute la journée pour qu'impatient vous laissiez un petit billet pour faire accélérer les choses.
Au retour, nous avons été bloqués à l'arrêt total pendant 45 min à cause d'un camion qui s' était renversé. Nous sommes finalement rentrées à 21h30. Et oui, tout prend du temps au Sénégal. Demain le pays sera inerte chacun fêtant la tabaski pendant 3 jours. Nous sommes invitées à la fêter dans la famille de Pape.
Nous en profitons donc pour aller en pirogue à moteur sur l'ile de ngor. Un petit tour de l'île et des crevettes grillées sur la plage en compagnie de notre ami Pape. Un vrai plaisir au milieu de cette journée à rallonge.
Retour dans la zone de fret, rien n'avait bougé. Nous avons attendu jusqu'à 17h30 de récupérer le contenu de notre caisse qui n'était que des dons.
Soyons sincères, les douanes vous font attendre toute la journée pour qu'impatient vous laissiez un petit billet pour faire accélérer les choses.
Au retour, nous avons été bloqués à l'arrêt total pendant 45 min à cause d'un camion qui s' était renversé. Nous sommes finalement rentrées à 21h30. Et oui, tout prend du temps au Sénégal. Demain le pays sera inerte chacun fêtant la tabaski pendant 3 jours. Nous sommes invitées à la fêter dans la famille de Pape.
dimanche 13 octobre 2013
Sénégal - Village de Keur Cheik
Visite d'un nouveau village qui n'a pas d'éléctricité et qu'un puit pour les cultures mais ne peut en creuser près des habitations l'eau se trouvant à 40 m de profondeur.
Un village constitué de 36 familles qui vivent dans des ilots de cases.
Trés accueillants, ils espèrent une grande aide de notre part pour construire une case santé afin que les femmes n'attendent pas une demi heure au bord de la route pour aller accoucher dans la ville voisine.
Rencontre également avec une française qui lance un nouveau projet d'orphelinat pour sauver les enfants de la rue et leur apporter une autonomie en leur apprenant un métier en plus de leur donner une éducation. Ce projet nous a beaucoup touché, nous allons essayer de nous y associer.
Probleme technique persistant : je ne peux ajouter de photos sur mon blog à partir de la tablette.je crains que vous ne deviez attendre mon retour.
Sinon ici la tabaski se prépare, les prix flambent car chaque famille doit acheter son mouton. Mercredi tout sera au point mort pour 5 jours.
Un village constitué de 36 familles qui vivent dans des ilots de cases.
Trés accueillants, ils espèrent une grande aide de notre part pour construire une case santé afin que les femmes n'attendent pas une demi heure au bord de la route pour aller accoucher dans la ville voisine.
Rencontre également avec une française qui lance un nouveau projet d'orphelinat pour sauver les enfants de la rue et leur apporter une autonomie en leur apprenant un métier en plus de leur donner une éducation. Ce projet nous a beaucoup touché, nous allons essayer de nous y associer.
Probleme technique persistant : je ne peux ajouter de photos sur mon blog à partir de la tablette.je crains que vous ne deviez attendre mon retour.
Sinon ici la tabaski se prépare, les prix flambent car chaque famille doit acheter son mouton. Mercredi tout sera au point mort pour 5 jours.
vendredi 11 octobre 2013
Sénégal - 2eme phase du séjour
Ca y est ! Nini et Fabi sont arrivées... on entame la 2eme partie du séjour.
J'ai déménagé dans une villa qui donne un autre aspect au Sénégal, mais je ne vais pas m'en plaindre. Je vais profiter pendant ces prochains jours d'un confort que j'apprécie d'autant plus après les 2 semaines passées.
Nous rentrons dans la vraie partie ambassadrice Audace ! Nous allons aller vers la population en besoin et essayer de trouver des solutions avec eux.
Des compte rendu très vite, dès que quelque chose de concret se dessine.
Un appareil photo est arrivé également, alors bientôt des photos.
Merci à tous pour vos petits mots et votre soutien.
J'ai déménagé dans une villa qui donne un autre aspect au Sénégal, mais je ne vais pas m'en plaindre. Je vais profiter pendant ces prochains jours d'un confort que j'apprécie d'autant plus après les 2 semaines passées.
Nous rentrons dans la vraie partie ambassadrice Audace ! Nous allons aller vers la population en besoin et essayer de trouver des solutions avec eux.
Des compte rendu très vite, dès que quelque chose de concret se dessine.
Un appareil photo est arrivé également, alors bientôt des photos.
Merci à tous pour vos petits mots et votre soutien.
lundi 7 octobre 2013
Sénégal - La pouponnière
Les projets sont beaux, les réalités sont dures !
Etre bénévole, venir plein de motivation et d'envie de partage et se voir confronter à une armée de stagiaires, français et belges qui restent 3 à 4 mois pour construire de vrais projets avec les jeunes, vous fait revenir sur terre.
Finalement votre présence ne paraît pas si importante, si indispensable... Surtout quand vous ne restez QUE 15 jours (puisque tout le monde me l'a dit dans l'organisation de la pouponnière). Votre présence n'aura finalement rien apporté, vous n'aurez pas eu le temps de gagner la confiance des tatas sénégalaises (les nounous) pour partager comme vous le souhaitiez. Elles ont toujours peur d'être jugées par les toubab et que les critiques remontent à la direction toubab, puisque ce phénomène s'est produit plusieurs fois.
Alors vous vous demandez pourquoi je suis là, pourquoi tant d'efforts et de sacrifices pour ça !
Cette première partie du séjour m'aura plus permis de m'enrichir que de vraiment aider la population sénégalaise, même si les sénégalais vous remercient tous de venir pour aider leurs bébés.
Une nouvelle semaine à se concentrer sur les câlins des bébés et se rappeler qu'un petit geste, un biberon, un sourire pourrait marquer ces bébés et enfants démunis et ne pourra que les aider à grandir dans le vrai chemin.
Etre bénévole, venir plein de motivation et d'envie de partage et se voir confronter à une armée de stagiaires, français et belges qui restent 3 à 4 mois pour construire de vrais projets avec les jeunes, vous fait revenir sur terre.
Finalement votre présence ne paraît pas si importante, si indispensable... Surtout quand vous ne restez QUE 15 jours (puisque tout le monde me l'a dit dans l'organisation de la pouponnière). Votre présence n'aura finalement rien apporté, vous n'aurez pas eu le temps de gagner la confiance des tatas sénégalaises (les nounous) pour partager comme vous le souhaitiez. Elles ont toujours peur d'être jugées par les toubab et que les critiques remontent à la direction toubab, puisque ce phénomène s'est produit plusieurs fois.
Alors vous vous demandez pourquoi je suis là, pourquoi tant d'efforts et de sacrifices pour ça !
Cette première partie du séjour m'aura plus permis de m'enrichir que de vraiment aider la population sénégalaise, même si les sénégalais vous remercient tous de venir pour aider leurs bébés.
Une nouvelle semaine à se concentrer sur les câlins des bébés et se rappeler qu'un petit geste, un biberon, un sourire pourrait marquer ces bébés et enfants démunis et ne pourra que les aider à grandir dans le vrai chemin.
dimanche 6 octobre 2013
Sénégal - Mes premières réflexions
Pape : un taxi pour les européens qui est ravi d'avoir vu arriver l'autoroute (qu'il nomme péage tellement ici l'argent et plus important que le temps). Il dit "Ici nous tuons le temps, mais le temps ne nous tue pas". Il fait pour les toubabs des tarifs normaux mais compte sur la fidélité, vision à plus long terme que les autres sénégalais qui préférent encaisser du cash plutôt que de gagner plus dans le temps. Cette façon de raisonner est due à la mortalité très importante du pays. Ils ne savent pas de quoi demain sera fait.
La couverture universelle est en application. Les enfants jusqu'à l'âge de 5 ans ne payent pas leurs consultations. C'est une très grande avancée pour le pays et une très bonne nouvelle pour la pouponnière.
Les rencontres sont très faciles ici. Ils disent aimer les personnes qui parlent, vous me connaissez tous ;-) Trop de touristes passent à côté d'eux sans leur répondre à un Salamalekum ! alors qu'ici ces prémices de discussions sont très importants. Ils ne veulent pas se faire avoir sur les négociations. Mais pourtant si vous leur dites que vous n'êtes pas intéressés par leurs produits, ils n'interrompent pas la conversation pour autant et vous pouvez faire de belles rencontres.
Les femmes dans les marchés sont par contre terribles. Elles ont une méthode bien rodée, jouent sur votre politesse, votre culture du respect d'autrui pour vous attirer, vous isoler et vous faire payer des produits 25 fois le prix appliqués au Sénégalais. Il est reconnu qu'il existe une taxe toubab mais pas si élevée. Comme tout bon toubab qui vient de débarquer pour la première fois dans un marché, je me suis fait complètement avoir, l'amour propre en prend un coup en plus du porte-monnaie. Venir dans un pays pour donner et partager et se faire arnaquer est la dure loi africaine...
A part un rhume dû au ventilateur braqué sur mon lit et l'eau qui sort du congélateur pour rester fraîche un minimum de temps.
Nous perdons la notion du temps. J'ai abandonné la montre (à cause de la transpiration) et nous ne savons jamais quel jour nous sommes. Les bébés ont besoin de nous tous les jours.
La couverture universelle est en application. Les enfants jusqu'à l'âge de 5 ans ne payent pas leurs consultations. C'est une très grande avancée pour le pays et une très bonne nouvelle pour la pouponnière.
Les rencontres sont très faciles ici. Ils disent aimer les personnes qui parlent, vous me connaissez tous ;-) Trop de touristes passent à côté d'eux sans leur répondre à un Salamalekum ! alors qu'ici ces prémices de discussions sont très importants. Ils ne veulent pas se faire avoir sur les négociations. Mais pourtant si vous leur dites que vous n'êtes pas intéressés par leurs produits, ils n'interrompent pas la conversation pour autant et vous pouvez faire de belles rencontres.
Les femmes dans les marchés sont par contre terribles. Elles ont une méthode bien rodée, jouent sur votre politesse, votre culture du respect d'autrui pour vous attirer, vous isoler et vous faire payer des produits 25 fois le prix appliqués au Sénégalais. Il est reconnu qu'il existe une taxe toubab mais pas si élevée. Comme tout bon toubab qui vient de débarquer pour la première fois dans un marché, je me suis fait complètement avoir, l'amour propre en prend un coup en plus du porte-monnaie. Venir dans un pays pour donner et partager et se faire arnaquer est la dure loi africaine...
A part un rhume dû au ventilateur braqué sur mon lit et l'eau qui sort du congélateur pour rester fraîche un minimum de temps.
Nous perdons la notion du temps. J'ai abandonné la montre (à cause de la transpiration) et nous ne savons jamais quel jour nous sommes. Les bébés ont besoin de nous tous les jours.
jeudi 3 octobre 2013
Sénégal - Les premiers jours
La chaleur est incroyable. L'humidité de la fin de l'hivernage rend l'atmosphère très difficile à supporter pour un européen. Le rythme décalait - les sénégalais n'ont pas d'horaires - sont assez fatigantes au début également.
Mais les rencontres sont à chaque fois magiques. Pas de grosses galères pour le moment, si ce n'est les problèmes de communication. Il est très difficile de trouver du wifi près de chez moi et les connexions sont très mauvaises.
Voici mon numéro sénégalais : +221 77 308 87 10
Je serais contente de recevoir vos messages mais je ne pourrais pas répondre à tout le monde, les recharges font fondre mon porte-monnaie.
Je pouponne de 9h à 15h. Puis j'essaie de profiter du reste même si je dors encore beaucoup à cause du décalage et de la fatigue.
Je me déplace en charrette tirée par un cheval, c'est assez dépaysant. J'ai réussi à éviter les moustiques pour le moment.
Je voulais simplement rassurer tout le monde, je relaisserai un article quand j'aurai de vraies choses à raconter.
PS : Merci ma copine pour la surprise, tu gères. Je le regarde tous les soirs en me couchant. T'es trop forte !!!
Mais les rencontres sont à chaque fois magiques. Pas de grosses galères pour le moment, si ce n'est les problèmes de communication. Il est très difficile de trouver du wifi près de chez moi et les connexions sont très mauvaises.
Voici mon numéro sénégalais : +221 77 308 87 10
Je serais contente de recevoir vos messages mais je ne pourrais pas répondre à tout le monde, les recharges font fondre mon porte-monnaie.
Je pouponne de 9h à 15h. Puis j'essaie de profiter du reste même si je dors encore beaucoup à cause du décalage et de la fatigue.
Je me déplace en charrette tirée par un cheval, c'est assez dépaysant. J'ai réussi à éviter les moustiques pour le moment.
Je voulais simplement rassurer tout le monde, je relaisserai un article quand j'aurai de vraies choses à raconter.
PS : Merci ma copine pour la surprise, tu gères. Je le regarde tous les soirs en me couchant. T'es trop forte !!!
dimanche 29 septembre 2013
Sénégal - Bagages bouclés H-18
Le sac à dos (gauche) pour mes petites affaires est bouclé. Celui des dons (droite) est également prêt (Merci Vir, Lauriane, Mme Hays). Quelques ajustements de fin de préparatifs pour le petit sac (devant) qui jouera le rôle de mon sac à main pour 2 mois.
Merci à tous les généreux donateurs qui sont passés chez moi aujourd'hui pour m'apporter des derniers gestes de générosité, en respectant mon intimité. (Sandrine, Sylvie et Bruno, Chris).
H-18 : Je ne réalise pas du tout... Je profite de chaque moment, je me prépare !
samedi 28 septembre 2013
Sénégal - Présentation de la poup'
Pour découvrir la pouponnière dans laquelle je vais rester pendant 15 jours :
http://www.lapouponnieredembour.org/
Je vous invite à regarder l'interview de la fondatrice Michèle Buron (Accueil / Photo-Vidéo / Nos Vidéo / Interview de la directrice de la Pouponnière) pour comprendre mes motivations à partager ces 15 jours avec eux !
http://www.lapouponnieredembour.org/
Je vous invite à regarder l'interview de la fondatrice Michèle Buron (Accueil / Photo-Vidéo / Nos Vidéo / Interview de la directrice de la Pouponnière) pour comprendre mes motivations à partager ces 15 jours avec eux !
samedi 21 septembre 2013
Loisirs créatifs - Bâton de pluie
Un objet facile à réaliser pour les enfants, qu'ils s'amuseront à décorer et avec lequel ils joueront... un temps tout du moins ;-)
Ici des tubes de carton très résistants (support des plans d'architecte - Merci Pascale) correspondent bien pour les enfants 5 ans et plus. Pour les plus jeunes, un rouleau de sopalin peut suffire.
1- Dans un tube en carton planter des cure-dents dans la spirale tous les 1 cm (il existe une version avec des clous pour les tubes de carton très épaix)
2 - Vous obtenez quelque chose comme ça (ici peu de cure-dents, plus il y en a mieux c'est)
3- Couper tous les morceaux qui dépassent (un coupe ongle suffit pour couper des cure-dents - pour les clous, attention de choisir la bonne dimension dès le départ)
4- Découper 2 soleils de papier carton et couper chaque rayon (pour le cœur du soleil, on pose le tube et on fait le tour, pour les rayons du soleil on choisit en fonction de la taille du tube)
5- Déposer un disque de coton sur une des entrées du tube (cela cache le son disgracieux du riz sur le papier carton), puis de la colle tout autour du tube sur la hauteur des rayons.
6- On dépose le soleil sur le disque de coton et on descend chaque patte formée par les rayons du soleil. Après avoir verser 3 verres de riz à l'intérieur, on répète l'opération sur la 2ème entrée du tube.
7- On décore en fonction des goûts. Tout est possible !!! Ici le tube est bombé (bombe de peinture bien sûr) puis un pochoir est peint et enfin des bandes de tissu autocollantes finalisent la déco. Mais on peut appliquer du papier maché que l'on peint ensuite, ou coller des bandes de tissu pré découpées...
Ma version du bâton de pluie, déco au crochet, pour Tristan :
Ici des tubes de carton très résistants (support des plans d'architecte - Merci Pascale) correspondent bien pour les enfants 5 ans et plus. Pour les plus jeunes, un rouleau de sopalin peut suffire.
1- Dans un tube en carton planter des cure-dents dans la spirale tous les 1 cm (il existe une version avec des clous pour les tubes de carton très épaix)
2 - Vous obtenez quelque chose comme ça (ici peu de cure-dents, plus il y en a mieux c'est)
3- Couper tous les morceaux qui dépassent (un coupe ongle suffit pour couper des cure-dents - pour les clous, attention de choisir la bonne dimension dès le départ)
4- Découper 2 soleils de papier carton et couper chaque rayon (pour le cœur du soleil, on pose le tube et on fait le tour, pour les rayons du soleil on choisit en fonction de la taille du tube)
5- Déposer un disque de coton sur une des entrées du tube (cela cache le son disgracieux du riz sur le papier carton), puis de la colle tout autour du tube sur la hauteur des rayons.
6- On dépose le soleil sur le disque de coton et on descend chaque patte formée par les rayons du soleil. Après avoir verser 3 verres de riz à l'intérieur, on répète l'opération sur la 2ème entrée du tube.
7- On décore en fonction des goûts. Tout est possible !!! Ici le tube est bombé (bombe de peinture bien sûr) puis un pochoir est peint et enfin des bandes de tissu autocollantes finalisent la déco. Mais on peut appliquer du papier maché que l'on peint ensuite, ou coller des bandes de tissu pré découpées...
Ma version du bâton de pluie, déco au crochet, pour Tristan :
vendredi 20 septembre 2013
Sénégal - Visa obtenu et dernier rappel fait
Le dernier rappel (ROR) a été fait, les médocs de base collectionnés.
Aujourd'hui, départ pour Bordeaux 06h15 - retour sur Toulouse 17h00 (Merci Fabi). Le visa a été obtenu beaucoup plus simplement que prévu.
Manque plus que le sac à dos et c'est parti ! J-9
Thomas devra faire son petit aller-retour Bordeaux pour aller chercher son visa...
Aujourd'hui, départ pour Bordeaux 06h15 - retour sur Toulouse 17h00 (Merci Fabi). Le visa a été obtenu beaucoup plus simplement que prévu.
Manque plus que le sac à dos et c'est parti ! J-9
Thomas devra faire son petit aller-retour Bordeaux pour aller chercher son visa...
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