mardi 26 novembre 2013

Sénégal - 4eme phase du séjour

Thomas est arrivé samedi dernier. La rencontre de mes amis lui ouvre directement les portes sur l'échange culturel que nous chérissons tant. Une immersion courte mais intensive.

Son arrivée marque pour moi la fin de mon séjour. Nous profitons donc un maximum de la seule semaine de Thomas et ma dernière semaine pour partager.

J'ai trouvé dans ce pays de vraies amitiés, j'ai pris de vraies leçons de vie, je rentre avec de nouvelles philosophies et relativités qui s'ajoutent à celles que je prônais déjà.

Le projet humanitaire de l'école touche également à sa fin.

Sénégal - Croire en son avenir.

Dieu est grand - ces mots sont employés dans les situations les plus improbables et désespérées. Tout montre que leur souhait n'est pas réalisable ou à très peu de chance de connaître une issue positive mais ils disent Dieu est grand, peu importe leur religion. Malgré toutes les actions qu'ils effectueront à droite et à gauche, ils ne perdent jamais leur ligne droite, leur objectif principal qui pourra toujours se réaliser un jour. Les sénégalais ont une grande patience quant à la réalisation de leurs objectifs.

Au moment où nous avons l'impression que notre monde s'effondre car notre système économique périclite, aucun politique n'arrive à redresser la situation, nos conditions climatiques se dérèglent car nous ne respectons pas notre environnement, les personnes s'individualisent de plus en plus - face à tout cela - les sénégalais ont un grand espoir en l'avenir. Ils voient leur pays se développer grâce aux tourismes principalement.

Autant d'optimisme en l'avenir redonne espoir et envie d'y croire !

Sénégal - Les homonymes

Les prénoms des enfants sont souvent attribués en référence à une personne connue de la famille. L'enfant devient alors l'homonyme de cette personne. Ils gardent, au cours de leur vie, une relation particulière et effectuent des actions ensemble. Un grand soutien et une entraide ressort entre homonymes.

Si le prénom n'est pas attribué en fonction d'un homonyme chez les chrétiens, ils se référeront au calendrier.

Sénégal - Les talibés et les baye fall

Le marabout enseigne le Coran aux talibés, des élèves en internat qui apprennent également à travailler la terre. Ils retournent à la vie civile à la fin de leur formation. Rien de péjoratif sur ces termes initialement. Ils étaient les éléments les plus prometteurs du pays. Les grands noms qui ont fait avancer le Sénégal sont tous des anciens talibés.

Un ami Sérigne, ancien talibé lui même, m'expliquait que le système économique des grandes villes a corrompu certains marabouts et les a détourné de leur mission initiale. Ils profitent de diriger les talibés pour les faire mendier à hauteur de 500 fcfa par jour. Si le montant n'es pas atteint ils peuvent être maltraités.

Mais dans les villages aucun talibé ne fait la manche. Les missions de base sont respectées et les talibés deviennent des hommes prêts à affronter la vie.

Les baye fall, une branche de la confrérie des Mourides, sont des musulmans qui vouent une croyance absolue à leur marabout et au bien être de la communauté musulmane sur le modèle d'un homme, Ibrahima Fall, qui vénérait tellement son marabout, Cheikh Amadou Bamba, qu'il ne vivait que par lui et pour lui détaché de toutes possessions matérielles. Le marabout par reconnaissance subvenait à ses besoins vitaux et le dispensait des contraintes de la religion qu'il ne pouvait honorer telles que les 5 prières.

Aujourd'hui de la même façon la mission initiale a été détournée. Certains se disent baye fall, et adoptent souvent l'apparence rasta, pour se dispensaient des contraintes de la religion. Ils ne font pas les prières, ils fument et boivent de l'alcool mais surtout ne font rien de leur journée.